En 2001, deux ans après l’ouverture de son premier magasin français et forte d’une demande émanant d’Asie, l’enseigne spécialiste de l’accessoire
Lollipops a débuté son développement à l’international.
A l’époque, le réseau se limite à deux succursales à Paris et d’une franchise à la Martinique.
"Le concept était bien normé et prêt à s’exporter, même si nous n’y avions pas réellement songé", admet Yann Ducarouge, Co-fondateur de l’enseigne. S’il résulte parfois d’opportunités, le développement international fait généralement partie d’une stratégie de croissance bien pensée. Et avant de se lancer dans l’aventure, les enseignes doivent avoir atteint une taille critique.
En deux mots, être déjà fortes sur leur territoire avant d’aller voir ailleurs.
Le réseau immobilier
Solvimo a attendu de compter 160 agences, après 8 ans d’existence, pour implanter une première franchise à Miami.
"Il était fondamental que notre concept soit éprouvé en France avant d’envisager de l’exporter. Sans compter que les personnes qui achètent votre marque ont d’autres opportunités et attendent un véritable savoir-faire. Avec 160 points de vente et une très bonne notoriété dan son pays, notre réseau avait les atouts pour séduire un partenaire étranger", raconte Olivier Alonso, Pdg de Solvimo.
Pour Gilbert Mellinger, Président du cabinet de conseil en management
Epac International et membre du collège des experts de la Fédération française de la franchise,
"un développement à l’international se prépare et se planifie. Il n’est pas question de céder à une opportunité à laquelle le franchiseur ne s’est pas préparé".
Mais qu’entend-on par se préparer ? Il s’agit, selon l’expert,
"d’avoir des ressources humaines dédiées à temps plein au projet et maîtrisant plusieurs langues." Avant de confirmer
"qu’ il est compliqué de se projeter à l’international sans avoir développé un réseau fort comptant au moins une centaine d’unités dans son pays." Etre bien préparé, cela signifie également être prêt à investir.
"Il faut bien avoir en tête que l’on ne se développe pas à l’étranger à meilleur marché que dans son pays d’origine", résume Gilbert Mellinger.
D’autant que si l’international représente une opportunité de croissance pour les réseaux, elle n’est pas dénuée de risques.
"L’export réclame des coûts de mise en place, des coûts et du temps de déplacement…avec le risque de ne pas arriver à se développer dans le pays de destination, et donc de ne pas rentabiliser son investissement", précise Olivier Alonso.